POINT N°1 :

Introduction et présentation de Bagnoles de l’Orne

Soyez les bienvenus à Bagnoles de l’Orne.
Notre circuit vous permettra de découvrir les sites touristiques et culturels de notre ville :
le quartier Belle Epoque, le lac, les Thermes,  le quartier de Bagnoles Château, le Château Hôtel de Ville, le Roc au Chien  et le prieuré St Ortaire.
Bagnoles de l’Orne est une station touristique et thermale qui compte environ 2500 habitants.
Le 28 juin 1913, la nouvelle commune de Bagnoles de l’Orne est créée.
Pour cela, on a pris des parcelles de terrain sur les communes environnantes :
Tessé la Madeleine , Couterne et La Ferté-Macé.
Puis, le 1er janvier 2000, les villes de Bagnoles de l’Orne et Tessé la Madeleine ont fusionné pour ne former qu’une seule et même commune : Bagnoles de l’Orne.
La notoriété de la Station s’est établie en trois étapes :
1820-1880 : cette première période se caractérise principalement par la rénovation de l’Etablissement Thermal sous la direction de l’architecte Chatelain.
1881-1914 : l’action d’Albert Christophle, député de l’Orne et gouverneur du Crédit Foncier, conduira à la création de la commune de Bagnoles de l’Orne.
En moins de 35 ans, l’agglomération Bagnolaise se dote de la Gare (mai 1881), d’un lotissement résidentiel (1886 – 1914),
ainsi que du Grand Hôtel bordant le Lac (1898) et du Grand Hôtel des Thermes (1907).
Puis, on édifie des hôtels de voyageurs, des pensions de famille, des villas locatives, pour accueillir les touristes parisiens.
L’implantation de bâtiments dans le centre ville se densifie.
1920-1935 : cette période est certes moins constructive, mais beaucoup plus prestigieuse.
L’Etablissement Thermal est fréquenté par les têtes couronnées (tels le Roi Ferdinand 1er et la Reine Marie de Roumanie)
et les hommes politiques (Edouard Herriot, Ministre des Affaires Etrangères, par exemple).
La réputation de Bagnoles de l’Orne est alors mondialement reconnue.
Rendez-vous au point N°2 afin de remonter le temps et partir à la découverte de l’architecture du début du 20ème siècle
dans les rues du quartier Belle Époque de Bagnoles de l’Orne.
POINT N°2 :

Quartier Belle Epoque

A partir de 1886, sous l’impulsion d’Albert Christophle, le quartier Belle Epoque voit le jour.
Avec son entreprise, la Foncière, il achète une parcelle de forêt des Andaines de 45 hectares , située entre la voie ferrée et les Thermes.
Celle-ci est découpée en parcelles de 3 à 5000 m² destinées à être vendues pour y construire des villas.
Pour ce faire, Albert Christophle rédige un cahier des charges très strict ordonnant les conditions d’élévation et de construction des voies d’accès,
des parcelles constructibles, des clôtures des propriétés et des villas destinées à recevoir les vacanciers de juin à septembre.
En quelques années, de magnifiques villas, plus élégantes les unes que les autres, s’élèvent alors le long des boulevards Albert Christophle,
Paul Chalvet et Le Meunier-de-la-Raillère,
avec des éléments de construction propres à l’architecture de villégiature de fin de siècle,
également présente sur la côte normande (Deauville, Trouville...).
Voici quelques éléments du cahier des charges imposés pour l’élévation des maisons :
Utilisation des matériaux locaux et naturels
(grès armoricain de la région du Bocage, pierre meulière locale, ardoise du nord Mayenne,tuile du Calvados, bois, émail, fer, …),
des volumes (fenêtres avancées dites « bow-window », auvents, balcons, marquises, toitures volumineuses)
et aussi de la couleur : le bleu rappelle l’eau, le jaune l’air, le vert la nature et le rouge la terre
(briques rouges ou vernissées, céramiques de couleurs, plaques de terre cuite, peintures sur les boiseries et ferronneries).
Tous ces éléments composent les façades de ces maisons qui deviennent alors de véritables œuvres d’art.
La majeure partie de ces demeures était occupée par des familles aristocratiques et bourgeoises.
Certaines étaient louées au mois ou à la saison ou bien encore aménagées en pension de famille.
Bagnoles de l’Orne est alors une station où l’on vient passer trois semaines en goûtant aux bienfaits des eaux de la source,
en respirant l’air de la forêt, en assistant aux différentes animations sportives et culturelles proposées au grand casino ou au tennis club;
diverses boutiques luxueuses et autres guinguettes autour du lac faisaient le prestige de cette cité.
Cette « Belle Epoque » s’achèvera avec le déclenchement de la première guerre mondiale.
Anecdote / Insolite / le petit +:
-Jusqu’en 1928, Bagnoles de l’Orne et Tessé la Madeleine n’avaient pas l’eau courante.
Les Docteurs Lemuet (Maire de Bagnoles de l’Orne) et Joly (Maire de Tessé la Madeleine) s’adressent alors à Auguste Bruneau, passionné de prospection,
qui leur fait part de l’existence d’une eau de source à Lignières-Orgères, appelée eau de source de Saint Ursin.
En 1928, avec quelques travaux, on fait alors venir l’eau de source de Saint Ursin dans les deux communes puis on fait poser des petites plaques en émail bleu
portant la mention « Eau de source de Saint Ursin » et on donnera le nom d’Auguste Bruneau à une rue du quartier Belle Epoque.

Musée Départemental des Sapeurs Pompiers de l’Orne

Installé dans une ancienne chapelle, ce musée expose la plus importante collection de pompes à bras hippomobile. C’est le premier Musée Hippomobile de France.
Visite: d’avril à octobre: tous les jours de 14h à 18h.

Eglise du Sacré Coeur

L’église du Sacré Cœur, a été construite en 1934, grâce à des souscriptions de curistes, par l’architecte Olivier Michelin. Elle est de style Art Déco.
Entrez dans l’église et admirez les vitraux sur le thème de l’eau.
Ils ont été offerts entre les deux guerres par de riches curistes et réalisés par le maître-verrier Charles Lorin de Chartres.
Les dix lustres de bronze sont classés par les beaux arts.
L’église est aujourd’hui classée Patrimoine National du XXème siècle.
Au point N°3, vous découvrirez le lac autour duquel le centre ville s’est peu à peu installé avec la construction des Casinos et de l’ancien Grand Hôtel (devenu la Résidence du Lac).
POINT N°3 :

Le casino

En 1927,  le milliardaire américain, Franck Jay Gould, fait construire le Casino du Lac.
Il achète le lac et les terrains autour et lui donne une forme … d’estomac.
Il acquiert le « Grand Hôtel » qu’il fait moderniser. Sa femme y venait avec ses femmes de chambre, son orchestre et ses danseuses.
Aujourd’hui le square face au Centre d’Animation porte son nom.
Autour du lac, les berges et les jardins ont été aménagés pour y faire d’agréables promenades.
Anecdote / Insolite / le petit + :
Bagnoles de l’Orne a été doté de deux casinos pendant 62 ans !
En effet, dès le XIXème siècle, il existait déjà un casino à l’emplacement de l’hôtel situé face au lac.
Alexis Duparchis avait fait construire, en 1888, un premier casino en bois, appelé le Casino des Thermes, qui a été démoli et reconstruit de façon plus moderne en 1908.
La dernière guerre l’a laissé dans un état désastreux. Jusqu’en 1989, seul son cinéma était exploité.
A cette date, on l’a démoli pour construire l’hôtel qui a ouvert ses portes en juillet 1990.
Aujourd’hui, le Casino est ouvert tous les jours de l’année et propose aux joueurs 130 machines à sous, boule, roulette anglaise et black-jack.
Il dispose également d’une salle de spectacle, d’un cinéma, d’un dancing et d’un pub cabaret.

Résidence du Lac

La Résidence du Lac était autrefois le « Grand Hôtel »,  construit en 1898.C’était le premier hôtel de luxe de Bagnoles de l’Orne.
A cette époque il possédait déjà l’électricité et un système de conduites d’eau chaude qui lui permettait d’avoir le chauffage central.
Dans les sous-sols, il existait des wagonnets sur rail qui servaient à transporter le linge ...

Lac

Le lac de Bagnoles de l’Orne est aujourd’hui un agréable lieu de promenade mais autrefois sa fonction était tout à fait différente.
En effet, le lac de Bagnoles de l’Orne est artificiel, il a été créé par barrage sur la rivière la Vée.
De 1611 à 1811, il servait à alimenter les forges de la Fosse Noire sur le lieu dit « Bagnoles »
(au XVIIIème siècle jusqu’à 120 ouvriers travaillaient dans une quinzaine de bâtiments)
Anecdote / Insolite / le petit +:
Sur le bord du lac prés du Casino, se trouve la Tanière, un petit manoir construit par Sophie Herminie de Lepinay (1815-1862)
qui épousa très jeune un colonel d’un certain âge, le marquis d’Espinay de St Denis.
Celui-ci mourut assez rapidement et laissa une grande fortune à sa veuve.
Emule de George Sand, elle était souvent habillée en homme, et écrivit une quinzaine d’ouvrages en vers et en prose sous le pseudonyme de Jules de la Tanière.
Elle avait, paraît-il, un loup comme chien de garde et l’intérieur de sa maison faisait frémir.
Ces extravagances terrorisaient les Tesséens, et la Tanière passait pour une maison diabolique.
En 1840, à la suite d’escroqueries commises par un soi-disant Monsieur Jules de la Tanière , on ordonna son arrestation.
Mais ce ne pouvait pas être la Marquise , puisqu’elle était une femme !
Le maire de Tessé, pour prouver son autorité la fit arrêter, un des amis de la marquise la fit libérer et prouva la mauvaise foi du maire qui fut destitué de ses fonctions. 
La création de la ville vient de la présence d’une source thermale. En vous rendant au point N°4, vous découvrirez les Thermes.
POINT N°4 :

Histoire des Thermes

Les archives les plus anciennes concernant l’Etablissement Thermal remontent au XVIIème siècle.
Il n’existait, à l’époque, qu’une hutte de branchages pour protéger la source.
Le premier bâtiment fut construit par Elie De Cerny à la fin du XVIIème.
En 1812, l’établissement fut acheté par M. Lemachois qui, avec un mécène italien, le marquis de Sommariva, le restaura et créa un parc de 40 hectares .
Un hôpital militaire fut construit pour accueillir les soldats de Napoléon 1er.
Jusqu’en 1880, l’établissement passera entre les mains de différents propriétaires, dont Alexis Duparchis qui fit construire l’ancien Casino des Thermes.
Puis, l’établissement fut réaménagé et complété par un hôtel de voyageurs.
Ce n’est qu’au XIXème siècle que des études scientifiques purent attester de l’efficacité des eaux de Bagnoles de l’Orne
dans le traitement des maladies de la circulation sanguine et des phlébites.
Entre 1920 et 1935, la promotion  des médecins et la fréquentation élitiste de rois et hommes politiques assurèrent une réputation mondiale à Bagnoles de l’Orne.             
Aujourd’hui, l’Etablissement Thermal reçoit environ 13000 curistes par an, qui viennent traiter des troubles phlébologiques, rhumatologiques ou gynécologiques
dans l’un de ses deux services
: « l’Espace Cerny » et « l’Espace Confort ».
Il est aussi possible d’y pratiquer des remises en forme avec ou sans hébergement sur une ½ journée, un week-end ou  une semaine.
Visite commentée les mercredis et vendredis à 17h de  mi-mars à octobre.
Le plus petit des bâtiments, le Pavillon des Fleurs, est une ancienne galerie marchande, de style « Art Déco »
où se situent aujourd’hui un salon de coiffure - institut de beauté, une salle de conférences et des cabinets médicaux.
Anecdote / Insolite / le petit +:
Quelques chiffres :
L’eau thermale, qui voyage depuis 2000 ans à travers un couloir granitique d’environ 800 mètres de profondeur,
émerge sous l’établissement thermal dans un puits profond de 13 mètres , où elle est canalisée.
Elle débite plus de 50 000 litres à l’heure. Sa température  à l’émergence est de 24°6.
Chaque curiste consomme 600 litres d’eau par jour, on utilise en moyenne 3 tonnes d’argile par jour et le service blanchisserie entretient 4 tonnes de linge par jour.

La légende des eaux de Bagnoles de l’Orne

Il y avait autrefois, un seigneur nommé sire Hugues qui aurait donné toute sa fortune pour retrouver sa jeunesse
ainsi que celle de son fidèle destrier « Rapide » avec qui il avait gagné de nombreuses batailles.
Il décida d’abandonner son cheval dans la forêt afin qu’il puisse y « mourir en paix ».
Quelle ne fût pas sa surprise lorsqu’il le vit réapparaître un mois plus tard tout fringant.
Il décida alors de le suivre en forêt pour voir d’où il pouvait bien venir.
Son cheval le conduisit à une gorge profonde, où il y avait des vapeurs  et une source d’eau tiède et sulfureuse.
Son cheval alla aussitôt s’y baigner et respirer l’air qui s’y dégageait.
Sire Hugues décida de s’y baigner et au bout de quelque temps il retrouva lui aussi sa jeunesse.
Le Seigneur de Tessé fonda, en reconnaissance aux lieux où il avait trouvé la guérison, un hôpital et une chapelle pour les pauvres malades et infirmes.
On raconte que le seigneur Essirard, mariée à une jeune dame, et n’arrivant pas à avoir de descendance,
se serait lui aussi baigné dans cette source, et quelque temps plus tard il eût enfin un héritier (la légende raconte qu’il aurait eût jusqu'à 10 enfants !).
Il aurait construit à Juvigny une tour, à la forme énigmatique, en remerciement : la tour de Bonvouloir.  
Avant la création de la commune de Bagnoles de l’Orne, le bourg le plus proche des Thermes était celui de Tessé-la Madeleine.
En vous rendant au point N°5, vous découvrirez cette ancienne commune qui a cédé une partie de son territoire en 1913 et fusionné à Bagnoles de l’Orne en 2000.
                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         
POINT N°5 :

Quartier Bagnoles-Château (anciennement Tessé la Madeleine)

Nous entrons maintenant dans l’ancienne commune de Tessé la Madeleine qui est devenue le quartier de Bagnoles-Château depuis sa fusion avec Bagnoles de l’Orne.
Le site de Tessé la Madeleine était déjà habité à la préhistoire puisque l’on a découvert une station néolithique le long de la Vée.
Les
romains se sont également installés dans la région, et « Tessé » vient de Tattius, propriétaire d’un domaine à cet emplacement.
Les noms de la rivière et de la ville ont également des origines latines : Vée vient de Vadata qui signifie « celle que l’on passe à gué »
et Bagnoles de balneolum qui signifie « bain ».
Tessé était un petit bourg calme et paisible dont les habitants étaient pour la plupart agriculteurs, artisans ou tisserands.
Il existait ici des chenneviéres, où l’on faisait pousser le chanvre.
Au XVIIéme, une chapelle dédiée à Ste Madeleine est édifiée.
Cette chapelle devenant trop petite, une nouvelle église est édifiée entre 1826 à 1828, c’est l’église actuelle.
Un prêtre curiste s’improvise alors architecte et en dessine les plans. Les habitants construisent eux-mêmes leur église, le soir après le travail et le dimanche.
Elle est consacrée en septembre 1828.
 Sur votre droite, le Logis, sur le linteau duquel on peut lire :
« 1829 fut fait par Jean et Louis Goupil Frères pour leurs épouses Anne Colombus et Anne-Marie Catherine Goupil. »
Plus tard Anne Marie Catherine, fille de Jean et femme de Louis, fit construire le château.

 
«  La Pommeraie  », à droite, appartenait également aux Goupil et servait de logement aux fermiers qui venaient leur payer la location des terres.
Anecdote / Insolite / le petit +:
En entrant dans l’Eglise Ste Madeleine, vous découvrirez l’orgue datant de 1858 installé dans un buffet d’orgue néo-gothique.
Depuis la dernière restauration, terminée en 1996, l’orgue est composé de 24 jeux.
De nombreux concerts sont organisés tout au long de la saison par l’Association des Amis de l’Orgue.
Au point N°6, vous découvrirez l’histoire du château.
POINT N°6 :

Le Château

Une famille de condition modeste, les Goupil, eurent deux fils : Jean (1764) et Louis (1771).
Les Goupil disparurent puis réapparurent après la révolution, fortune faite.
Ils purent s’acheter les parcelles de leur ancien maître, devenues biens nationaux.
Jean était propriétaire et rentier et son frère, Louis possédait une grande partie de Tessé la Madeleine.
Il épousa sa nièce, Anne Marie Catherine. Maintenant que l’on était riche, il fallait que la fortune reste dans la famille !
Ils eurent un fils en 1815 : Louis Jean Baptiste. En 1829, les deux frères se firent construire le Logis.
Anne Marie Catherine et Louis Goupil décidèrent de se construire un château qui débutera en 1855 et se terminera en 1859, dirigée par l’architecte David.
A la mort des Goupil, la fortune fût partagée entre les héritiers d’Eugénie Marie épouse de Louis Jean Baptiste.
Le château et le parc furent achetés aux enchères par Madame Duval, en 1922.
Elle aménagea le château et le décora de masques d’Extrême Orient et de costumes de l’Ancien Régime sur des mannequins d’osier.
Elle abritait des russes fuyant la révolution dans les communs du château.
Elle donnait aussi beaucoup de réceptions, mais elle dépensait peu d’argent pour l’entretien du château, qui se dégradait.
En 1940, elle quitta Tessé pour Nice et mourut le 3 mars 1952 à la Flèche.
Le château abrita les jeunes filles du collège d’Argentan puis il resta à l’abandon pendant 10 ans.
A sa mort en 1954, le Dr Peyré, médecin thermaliste et radiesthésiste, légua 12 millions de francs à la commune de Tessé la Madeleine.      
Le Dr Raymond Louvel, maire de l’époque, fit racheter le château et 18 ha de parc aux héritiers de madame Duval en décembre 1957.
Les restaurations se firent selon les ressources de la commune et après 8 ans de travaux, le 22 mai 1966, Le Château devint Hôtel de Ville.
Depuis le 1er janvier 2000, le Château est devenu l’hôtel de ville de la nouvelle commune de Bagnoles de l’Orne suite à la fusion des 2 communes.
Le parc possède un arboretum regroupant 154 essences d’arbres, un parcours ornithologique ainsi qu’un parcours d’orientation.
Anecdote / Insolite / le petit +:
Sur le côté droit du château, levez les yeux en direction de la cheminée, vous y verrez la représentation d’un ange tenant dans ses mains un parchemin,
sur lequel l’architecte David a gravé son nom comme pour signer son œuvre.
Notez que l’ange est au dessus d’un dragon : nous retrouvons ici le symbole du bien terrassant le mal par référence à l’Archange St Michel ayant combattu le démon,
au Mont Saint Michel.
Le chemin sur votre droite vous conduira au point culminant de la ville nommé « Le Roc au Chien » dont vous découvrirez les légendes au point n°7
POINT N°7 :

Le Roc au Chien

Ce piton rocheux possède deux légendes :
La première raconte qu’un enfant imprudent jouant trop près du bord serait tombé dans une crevasse.
Son chien l’aurait suivi et grâce à ses aboiements, on aurait pu retrouver l’enfant et le sauver.
A la mort du chien, en souvenir et par reconnaissance, on aurait enterré le chien sur place et appelé l’endroit le « roc au chien ».
La seconde parle d’un méchant seigneur qui la veille de ses noces, pour enterrer sa vie de jeune garçon aurait violé tout un couvent.
Il aurait bien sûr reçu les foudres divines qui l’auraient transformé en monstre à tête de chien et à pattes de tigre.
Ce seigneur, fort mécontent de ne pas avoir pu se marier, dévorait les jeunes filles de Tessé la Madeleine la veille de leur mariage.
Un petit tailleur bossu qui devait se marier, se posta devant chez sa fiancée pour la protéger.
Il reçut la visite d’un vieil homme qui lui remit un sac contenant 3 petites pierres magiques en lui donnant quelques instructions.
Il attendit le monstre. Minuit sonna, le chien apparut.
Terrorisé, le petit bossu lui lança la première pierre, le monstre hurla, puis la seconde, il cracha du feu, et enfin il lança la troisième, en hurlant :
« chien d’enfer, gare aux nonnes ! » et le monstre disparût. Le lendemain, le cortège aperçût en revenant de l’église la tête du monstre pétrifiée dans les rochers.
Anecdote / Insolite / le petit +:
Face à vous, derrière les Thermes , une double aiguille rocheuse nommée : Le Saut du capucin 
Un père capucin, qui n’arrivait pratiquement plus à marcher, serait venu à Bagnoles pour s’y guérir.
En voyant ces 2 aiguilles rocheuses, il paria que si les eaux de Bagnoles lui faisaient effet, il sauterait du 1er pic au 2nd pic d’un bond.
Les eaux le guérirent et lui, exécuta son challenge...
Beaucoup de sites sont liés à des légendes, si vous souhaitez en découvrir une autre, rendez vous au point n°8.
POINT N°8

Prieuré St Ortaire

Saint Ortaire est un hameau situé à 1600 mètres de Bagnoles. La chapelle lui a donné son nom, car administrativement, ce hameau s’appelle Le Bézier.
Il fût  le siège, aux 16éme et 17éme siècles, d’une sergenterie  des eaux et forêts, et posséda sur la rivière une forge et un moulin,
qui fonctionnèrent jusqu’en 1611. Lieu de pèlerinage très fréquenté naguère le mardi de Pâques.
Il devait sa réputation à l’ermite St Ortaire, qui évangélisa la région vers le VI siècle. C’était un ascète.
Il menait une vie austère, s’alimentant de pain d’orge, et buvant l’eau d’une source, qui passait pour posséder des qualités thérapeutiques,
et qui existe toujours, à l’angle ouest du pont de chemin de fer.
Saint Ortaire possédait la renommée d’accomplir des cures miraculeuses.
Il existe deux chapelles sur le site :
La première a été édifiée au début du XXe siècle par le père Chappey sur les soubassements d’un oratoire du XVIe.
Elle est desservie par des religieux appartenant à l’Ordre des Servites  de Marie. On y prie St Ortaire et St Pérégrin.
La seconde, la Chapelle St Ortaire, date de 1724, elle fut primitivement élevée en 1336.
Elle est privée et  dédiée à St Ortaire et à Ste Radegonde.
Anecdote / Insolite / le petit +:
Les fidèles qui se rendent à la chapelle, déposent sur les arbres et murets entourant le sanctuaire une pierre à hauteur du mal ou de la douleur à guérir.
Le volume de la pierre est proportionnel à la gravité de la maladie.
Lorsque le caillou tombe d’une façon naturelle, le malade est guéri…mais attention à ceux qui se moqueraient ou
feraient tomber les cailloux, même involontairement, car ils pourraient hériter de tous les maux représentés par ces pierres.